Pourquoi revendiquer son identité noire en ayant eu recours à la rhinoplastie et la dépigmentation de la peau ?

Il est vrai que le dernier album de Beyoncé Lemonade est une belle façon de soutenir la communauté noire. La chanteuse revendique ses origines et met en avant la beauté afro à travers différentes inspirations africaines (tenues, coiffures, poésie, rituel…). C’est sans doute un très bel hommage à beauté noire. 

Cependant, quand on analyse les paroles de la chanteuse dans le single Formation :
« J’aime mon nez de nègre et mes narines de Jackson Five », cela amène à se poser de nombreuses questions :

Comment peut-on prôner son identité noire tout en ayant modifié son aspect à savoir la rhinoplastie et la dépigmentation de la peau ? 

Comment peut-on également  revendiquer ce que l’on modifie soi-même ?           

N’est-ce pas hypocrite de se déclarer fier de sa couleur en ayant recours à des pratiques qui enlèvent ces caractéristiques liées à sa couleur justement ?

Fières d'être noires, vraiment ?

Solange Knowles 

Tyra Banks

 

Nous savons tous que la plupart des femmes caucasiennes aiment bronzer et les femmes noires en profitent souvent pour le prendre comme prétexte afin de justifier leur acte à la dépigmentation de la peau. Bronzer c’est quelque chose de tout à fait normal car que l’on soit noirs ou blancs on peut tous bronzer tant que cela reste raisonnable ! Par contre, on n’a jamais vu une femme caucasienne se faire une chirurgie pour avoir « un nez de nègre et des narines de Jackson Five » !

 

Alicia Keys elle, refuse désormais de se maquiller et revendique une vision de la féminité plus naturelle et sans artifices mais a succombé à la rhinoplastie tout comme Halle Berry et bien d’autres artistes. Ces célébrités noires et métissées modifient leur
apparence à cause du « lavage de cerveau » comme le déclare elle-même Alicia Keys: "il y a le lavage de cerveau quotidien que nous subissons pour être toujours plus minces, sexy, désirables ou parfaites. J'en ai assez de les voir jugées en permanence…" explique-t-elle.

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