Société

Comprendre ce qu’il se cache
derrière le racisme

sheggeor-laker-a-8hu56I9OE-unsplash.jpg

Malgré les tentatives passées et présentes de plusieurs associations, de grands Hommes et Femmes qui ont partagé des discours inspirants et motivants pour tenter de réduire le racisme à néant, on s’aperçoit qu’il reste présent dans nos sociétés. Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il se cache vraiment derrière le racisme ?

Le dictionnaire Larousse (comme bien d’autres d’ailleurs), donne toujours deux définitions au racisme. Le racisme est soit la croyance qu'il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les « races », ce qui pousse les racistes à adopter des comportements inspirés par cette croyance… Soit le racisme est défini comme l’attitude d'hostilité systématique à l'égard d'une catégorie déterminée de personnes. Parce que ces deux définitions existent, la plupart des « racistes » ne se considèrent pas du tout racistes. en effet, la première définition va englober des personnes qui, par exemple, une fois devant une boulangère ayant une couleur de peau noire, vont parler lentement en disant « Moi veux pain comme ça » en pointant du doigt un pain complet, parce qu’ils pensent que, comme elle a une couleur de peau différente de la leur, elle ne doit pas parler la même langue.

Lire la suite

Crédit Photo : Sheggeor Laker

La fierté de la femme africaine
selon Véronique Diarra

Véronique_pro_1.JPG

Black Beautés : Il est difficile pour un auteur africain d'être publié et de se faire connaitre. Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?
Véronique Diarra : Les difficultés de l'auteur africain pour être publié dans ce pays et se faire se résument en un mot : 

Discrimination

Aux yeux de l'éditeur et du libraire, dans ce pays, l'auteur africain, est jugé "invendable" s'il n'est ni célèbre dans la Jet Set, ni Lauréat d'un Prix Littéraire ronflant.

Je n'avais pas ces privilèges. À partir d'octobre 2014 j'ai erré d'une édition à l'autre avec mon premier manuscrit."Shuka la danseuse sacrée"

 J'ai contacté des établissements africains, français, prestigieux, moins connus...sans succès.

 J'ai échappé à des éditeurs escrocs qui m'ont fait miroiter un public d'acheteurs passionnés... moyennant une "participation" de 3000 à 5000 euros.

 J'ai fini, en juin 2017, par recevoir une proposition de l'Harmattan dans sa collection "Encres Noires". Les exigences du contrat étaient particulières mais j'ai saisi l'opportunité d'être enfin acceptée dans une édition de ce pays.

Mon premier roman "Shuka la danseuse sacrée" s'est trouvé entre mes mains en novembre 2017.

 Mais, repoussée par les libraires qui déclaraient mon livre invendable, j’ai fréquenté les salons littéraires.

Un jour, j'ai rencontré et sympathisé avec madame Virginie Mouanda romancière comme moi. Lasse de subir les nuisances des éditeurs et libraires de ce pays, elle avait  créé depuis quelques mois son propre établissement : Wawa éditions.

Depuis février 2018 je travaille avec elle dans de bonnes conditions. "Non je ne me tairai plus", juin 2018 ;" Agnonlètè une vie d'Amazone", avril 2019; "Le dernier voyage du roi Aboubakry Kéïta", novembre 2019 sont les fruits de notre collaboration.

Lire la suite

Sara Martin : « Le paysage du cinéma français,
ne ressemble pas du tout à la vie sociale… »

Sara Martins 2.jpg

La belle et talentueuse actrice Sara Martins à l’affiche ce mois-ci dans le film de Michel Blanc « Voyez comme on danse », nous révèle la situation en tant qu’actrice noire en France aujourd’hui

Quel est votre parcours ?

Au départ, ma première passion était la danse classique, j'étais d'ailleurs à l'Opéra de Lyon puis, je me suis tournée vers les études de droit. Au lycée, je me suis mise à suivre l'option théâtre pendant trois ans sans vouloir en faire un métier.

J’ai eu ensuite la chance d'être engagée dans une grande pièce de théâtre de Roger Planchon qui n’est plus de ce monde ou tous les soirs sur scène j'ai vécu rapidement le métier d'actrice au sein d'une troupe. Tous m'ont d’ailleurs encouragé à laisser tomber mes études de droit, chose que j’ai faite en tentant le concours du conservatoire national supérieur d'art dramatique à Paris tout en continuant parallèlement mes études de droit par correspondance. J’ai été formée, j’ai eu un agent et j'ai abandonné définitivement mes études. Même si mes premières intentions étaient les planches de théâtre, c'est vrai que finalement c'est le petit écran qui m'a engagé et j'en suis très heureuse.

Dans le livre Noire n'est pas mon métier, avec les 15 autres actrices noires vous dénoncez le racisme et le sexisme qui règnent dans l'industrie du cinéma français. Avez ressenti un changement à la suite de cette parution ?

Le livre Noire n'est pas mon métier a été initié par Aïssa Maïga qui a convoqué des amies actrices qui souhaitaient témoigner, écrire un texte sur une anecdote de leur parcours en tant femme noire dans ce métier d'actrice. Le bouquin s’est fait très rapidement, on a écrit chacune en 3, 4 jours nos textes.

Lire la suite

Connaissez-vous la femme des arbres ?

Chaque mois Black Beautés vous présente les différentes femmes noires qui ont marqué l'histoire et c'est Wangari Muta Maathai une femme hors du commun qui inaugure cette rubrique !

On l'appelle femme des arbres, il s'agit de Wangari Muta Maathai, première femme africaine de l'histoire à recevoir le prix Nobel de la paix pour son militantisme écologique et politique.

Née le 1er avril en 1940 au Kenya, Wangari Muta Maathai n'a pas connu une enfance facile.

En effet, dans son environnement les petites filles étaient rarement scolarisées mais grâce à la détermination de ses parents, elle accède à des études. Sa vivacité intellectuelle est vite       remarquée par des sœurs catholiques qui lui    permettent d’aller étudier aux États-Unis. Quelques années plus tard, elle deviendra la première femme d’Afrique de l’est à obtenir une licence de biologie au Mount Saint Scholastica College à Atchison, dans le Kansas.

De retour au pays, avec en poche une spécialisation en biologie, Wangari Maathai enseigne la zoologie à l’Université de Nairobi. Wangari Muta Maathai est une acharnée et   quand elle a une idée dans la tête elle va jusqu'au bout.
Son amour pour l'écologie la     conduit à créer un mouvement nommé « La   ceinture verte » (Green Belt Movement) en 1977. Ce dernier deviendra populaire lorsqu’elle       décidera de planter sept arbres le jour de la terre et invitera les kenyanes de tout le pays à en faire de même. Cette action aura permis de planter plus de trente millions d’arbres en seize ans...

Lire la suite

Rungano Nyoni dénonce l'oppression des femmes à l’écran avec « I AM NOT A WITCH »

 

Elle était prête à hypothéquer la maison de sa mère pour réaliser son premier long-métrage « I AM NOT A WITCH » sorti en salle le 27 décembre dernier. Nous avons rencontré pour vous la cinéaste Zambienne Rungano Nyoni qui nous parle de ce film, une comédie sur un camp de sorcières en Zambie qui a charmé le public et les critiques au Festival de Cannes en mai dernier. Présenté dans la Quinzaine des réalisateurs, « I AM NOT A WITCH » ("Je ne suis pas une sorcière ") raconte l’histoire d’une fille de 9 ans, Shula, envoyée dans un camp de sorcières parce qu’on l’accuse d’en être une. Entretien avec sa réalisatrice.

 

Black Beautés : Comment vous ai venu l’idée de faire ce film ?
 

Rungano Nyoni : Ce n’est pas une seule idée particulière, c’est venu de choses variées et c’est vraiment l’histoire de ma grand-mère qui m’a beaucoup inspiré. C’était une femme très forte, qui a vécu à l’époque ou l’empire britannique dominait le pays (Zambie) et cette domination avait des règles très strictes. Ma grand-mère elle, était très indépendante même financièrement, elle avait sa terre, ses chevaux, des tracteurs et une compagnie pour déplacer des denrées et des chevaux entre la Zambie et le Kenya. Elle était aussi mécano et réparait ses propres camions. Elle portait des pantalons alors que c’était illégal pour les femmes et à une époque où les relations interraciales étaient interdites, elle a rencontré mon grand-père qui est espagnole et ils se sont mis ensemble. Comme cette relation interraciale était interdite, ils ont été interdits de séjour en Zambie. Plus tard, elle avait un compagnon hollandais et ça lui été totalement égal ! Je me suis alors demandée, comment ça se faisait que pour elle qui avait tellement de règles très fortes qui lui étaient imposées ça ne lui posait aucun problème de les briser alors que pour des personnes comme moi on a du mal à briser des règles qui sont non-dites. Cette idée a commencé à m’obséder et en observant comment la société nous impose des règles dites et non-dites et à quel point c’est compliqué pour nous de les briser, cela m’a conduit à l’idée de cette sorcière.  Ce sont des personnes à qui ont interdit beaucoup de choses, elles n’ont pas le droit d’habiter avec leur propre famille… et ces règles elles doivent parfois savoir les briser, voilà pourquoi j’ai utilisé le personnage de la sorcière parce que ça me permettait de traiter le sujet...

Lire la suite

 

Qui sont ces africaines incontournables ?

Qui sont les Africaines, aujourd’hui actrices incontournables des mutations de l’Afrique ?

Black Beautés a été invité à la conférence « Femmes Africaines » le 18 mai dernier au Musée Dapper où Ipsos a mené une grande enquête exclusive*en Afrique Subsaharienne (francophone et anglophone), pour comprendre ces femmes dans leur pluralité. Ipsos a dévoilé les principaux résultats de l’étude. La conférence présentée par Florence de Bigault, directrice Ipsos Afrique francophone, réunissait des experts et des décideurs d’entreprise témoignant d’initiatives réussies auprès des femmes africaines.


Dynamiques et optimistes.
Les femmes de l’Afrique   subsaharienne contribuent au    développement économique et aux grands changements sociétaux de leurs pays respectifs. Dans certains secteurs comme l’agriculture ou le commerce de proximité, la majeure partie de l’économie se trouve entre leurs mains. D’après l’étude exclusive Ipsos, 42 % des Africaines ont un travail régulier et 49 % gagnent leur vie. Elles sont également 35 % à être célibataires, une réalité qui concerne surtout les classes moyennes urbaines où les jeunes femmes tiennent à étudier et à travailler, avant de vivre en couple.

Lire la suite

Vous aimerez également :

PARLONS DOT

PARLONS DOT

Il y a des coutumes qui traversent les siècles ! Que ce soit en Afrique du Nord, du Sud de l'Est, du Centre ou de l'Ouest, la dot est encore souvent incontournable.

DIVAS AFRICAINES

DIVAS AFRICAINES

Elles sont belles, talentueuses, elles marqué l’histoire de la musique africaine. Découvrez ces divas qui demeurent à jamais des icônes légendaires !

DANS L'OMBRE

DANS L'OMBRE

Les figures de l’ombre françaises,  ces Noirs qui ont fait la France