Elégante aux accents sulfureux, elle adopte la fourrure sans tabous ni complexes, impose le cuir, érige le « nude » (plus incandescent que n’importe quel rouge) au rang de nouveau noir, quand elle ne réussit pas l’exploit de féminiser le kaki (teinte militaire par excellence) sans la rendre mièvre sur fond de tapisserie boutons de rose entrevue chez Paul Smith. Post-adolescente des années quatre vingt, elle se rue sur des pièces fleurant bon la rigueur militaire. Képis hauts et vestes soldatesques dessinent une silhouette militaire dopée par une bardée de détails non réglementaires : fourragères et brandebourgs surdimensionnés, épaulettes solitaires.